Les diners littéraires

                               Le premier invité des diners littéraires en 2018 est Jacques De Decker.

Une vie en littérature pour thème de la soirée qui s’annonce des plus intéressante. Essayiste, romancier, traducteur, critique, dramaturge, ce secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique est la mémoire vivante de la littérature belge…
Contact : 02 219 49 33 – diner_litteraire@maisondelafrancite.be

Que souhaiter à un prof de français pour la nouvelle année ?

La présidente de l’ABPF a reçu ce matin une lettre du Président de la FIPF au titre bien de circonstance : Que souhaiter à un prof de français pour la nouvelle année ?
 
 Chères Présidentes,

Chers Présidents,
Chères et chers Collègues,

Au moment d’échanger les bons vœux de fin d’année avec ses amis et ses collègues, on se demande toujours ce qu’on pourrait bien leur souhaiter de moins banal qu’une bonne santé.

À un prof, par exemple, ne pourrait-on d’abord lui souhaiter de ne pas devoir donner cours sous les bombes, dans des bidonvilles, derrière des barbelés comme c’est le cas pour de nombreux enseignants dans le monde ?

D’enseigner à des écoliers ou à des lycéens qui n’ont pas faim, qui n’ont pas peur, qui ne sont pas désespérés, seuls, sans avenir, loin de leur famille, comme c’est le cas pour beaucoup trop d’enfants dans le monde ?

D’avoir à sa disposition au moins un tableau noir, quelques bâtons de craie, quelques livres, des tables et des chaises pour tous, une ampoule qui éclaire, alors que beaucoup de classes dans le monde en sont démunies ?

Souhaiter à d’autres de trouver enfin un emploi ou de pouvoir le garder, de l’exercer dans de bonnes conditions, de ne pas être écrasés par des grilles horaires asservissantes, des tâches administratives abrutissantes, des contraintes de rentabilité angoissantes.

Souhaiter à d’autres de pouvoir donner libre cours à leur sens critique, à leur esprit d’initiative, à leurs goûts et aptitudes personnels en enseignant, en bonne collaboration et en toute confiance avec leurs collègues et leurs responsables.

Souhaiter à d’autres encore de pouvoir s’adresser à des élèves qui, au-delà des méthodes et des équipements sophistiqués, des objectifs et des référentiels exigeants,  éprouvent toujours le simple plaisir de découvrir et d’apprendre.

À ceux qui travaillent dans ces situations difficiles, voire critiques, nous leur souhaitons du fond du cœur tout le courage nécessaire pour les surmonter, les améliorer si possible, en leur rappelant qu’ils font ainsi honneur à tous ceux qui partagent la même profession et la même vocation d’enseigner ! À ceux qui ont toutes les raisons de s’estimer heureux d’exercer le plus beau métier du monde dans de bonnes conditions, que pouvons-nous souhaiter d’autre que d’en prendre conscience chaque matin et tenter de faire profiter de leur chance des collègues moins favorisés ?

Et bien sûr, une bonne santé !

Au nom des vice-Présidentes Doina Spita et Cynthia Eid, du Secrétaire général Stéphane Grivelet, et au mien, je vous souhaite, très chères Collègues, très chers Collègues, une année 2018 aussi heureuse que possible, tout simplement, en espérant qu’elle nous donnera souvent l’occasion de travailler ensemble !

Jean-Marc DEFAYS,

Président de la FIPF 

Théâtre – La Convivialité

Du 11 au 12 janvier 2018 à la Cité Miroir – Espace Francisco Ferrer (1h25)

 

Pourquoi mettre un t à édit ou bruit (comme dans éditer ou bruiter), mais pas à abri ? Pourquoi écrire contraindre avec ai alors qu’il vient de stringere comme astreindre ou restreindre ? Passion pour les uns, chemin de croix pour les autres, l’orthographe est sacrée pour tous. Et pourtant, il ne s’agit peut-être que d’un énorme malentendu.

“Nous avons été profs de français. Sommés de nous offusquer des fautes d’orthographe, nous avons été pris pour les curés de la langue. Pourtant, nos études de linguistique nous ont appris que la norme orthographique française est très souvent arbitraire et pleine d’absurdités. Nous avons tenté de le dire. Nous avons alors été confrontés à l’impossibilité généralisée de nous faire entendre. Nous avons progressivement pris conscience des enjeux politiques et sociaux cachés derrière ces questions linguistiques.”

Après avoir partagé ce constat avec le metteur en scène Arnaud Pirault, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron décident de porter le sujet à la scène.

Pourquoi, sur une faute d’orthographe, juger la personne plutôt que la faute elle-même ? Le spectacle pousse la porte d’un débat passionné.
[ Le Soir ]
 

Conception, écriture et interprétation Arnaud Hoedt, Jérôme Piron | Co-mise en scène Arnaud Pirault, Clément Thirion, Dominique Bréda | Création vidéo et régie création Kévin Matagne |Direction technique tournée Gaspard Samyn` | Conseiller technique Nicolas Callandt | Conseiller artistique Antoine Defoort | Assistante à la mise en scène (stage) Anaïs Maoray | Développement du projet et diffusion Habemus Papam (Cora-Line Lefèvre et Julien Sigard) | Une création de Chantal & Bernadette | En coproduction avec le Théâtre National/Bruxelles et L’ANCRE/Charleroi | Avec le soutien du Théâtre La Cité/Marseille, de La Bellone/Bruxelles, de la compagnie La Zouze/Marseille et de la Province de Liège – Service Culture | Avec l’aide du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles (service du théâtre) | ©Véronique Vercheval | Tournée Asspropro