Exercices d’improvisation

Niveau 1,5

  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « Singing in the Rain ». Mise en place, but et conseils : voici un exercice destiné à travailler la rapidité d’exécution et la précision des gestes. Il est réalisable par tous. Le premier participant crée un objet imaginaire et l’utilise. Il l’envoie à quelqu’un dans le cercle. Le receveur mime la réception de l’objet et ensuite le transforme. Entre le moment où il reçoit l’objet et le moment où il le transforme, celui qui reçoit chante « singing in the rain » dans le cas où il ne sait pas immédiatement quoi en faire. C’est un exercice à la fois amusant et complexe. Par exemple, si on utilise un appareil avec une prise électrique, il ne faut pas oublier de le débrancher avant de l’envoyer à quelqu’un. On peut envoyer le rasoir, mais on peut aussi envoyer le miroir dans lequel on se regardait, ce qui crée une certaine surprise.
  •  Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « Les balles parlantes ! » Mise en place, but et conseils : et maintenant, un exercice destiné au travail de la concentration et de la précision. Dans sa forme simple, il peut être destiné à tous les âges. Dans sa forme multiple, il sera réservé aux étudiants plus débrouillards. Son principe est simple : au lieu d’envoyer des balles de couleurs, on envoie un mot. Celui-ci doit être dit sur tous les tons. Même principe que pour les balles, on en rajoute 1, puis 2, puis 3. On se rend vite compte que la voix doit être portée, puis que le mot envoyé doit être posé avec précision. Si le receveur ne s’en aperçoit pas, il convient d’insister, toujours avec le même mot sans phrases parasites.
  •  Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « Un jour avec … ! » Mise en place, but et conseils : maintenant, un exercice destiné à la création collective à partir de personnages. Il faut alors insister sur le fait que le scénario doit évoluer dans le temps. Entre le moment où l’on reçoit son personnage et la traversée du cercle pour aller vers quelqu’un d’autre, une heure imaginaire peut s’être écoulée. Cela permet aussi de fixer les très jeunes enfants dans le temps. Par exemple, X commence. Elle joue le rôle d’une petite fille. Elle se dirige vers Y et lui donne un rôle en s’adressant à lui : Papa, j’ai perdu les clefs de la voiture. Aussitôt, Y devient le papa, il répond à X : c’est terrible, je n’ai pas les doubles ! Il traverse alors le cercle, tandis qu’Anna prend sa place et se dirige vers Z : Monsieur Dutoit, mon excellent voisin, j’ai besoin de vous !
  •  Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « L’Amour et la Haine ! » Mise en place, but et conseils : à présent, un exercice relatif à la recherche d’expressivité du mot. Une insulte envoyée avec douceur pourra être plus blessante que si elle est crachée violemment. Un mot doux dit avec virulence dénotera une passion exacerbée des sentiments du personnage. Dans tous les cas, cette différence vocabulaire/intention fera naitre un sentiment d’amusement aux participants.

Niveau 2

  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « Le son sans fin ! »Mise en place, but et conseils : nous vous proposons à présent un travail autour de la voix, du souffle et de la respiration par le ventre. Une personne démarre un son puis pointe l’un des joueurs et garde ses deux bras en direction de celui-ci. Le créateur du son va devoir le garder jusqu’à ce que tout le monde l’ait reproduit. Il en est de même pour le pointé qui dirige à son tour ses deux bras vers un autre joueur et ainsi de suite, jusqu’à ce que tout le monde produise le son. Il s’agit de pointer très rapidement quelqu’un d’autre, celui qui a lancé le son ne disposant pas de réserve d’air inépuisable.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « Saute-joueur ! » Mise en place, but et conseils : voici un très bon échauffement physique et mental demandant attention, vivacité et réflexe. Le premier participant émet le son du passage d’une voiture (wwwwouawww !) en faisant passer son bras devant son corps avec le geste gracieux d’un avion à l’atterrissage. On fait tourner. Lorsqu’un participant lève les deux bras en l’air et les fait redescendre comme s’il tirait des poignées de parachute avec un autre son (wouf), le suivant passe son tour et celui d’après reprend le premier geste ou fait passer son tour au suivant. Si un participant fait un pied de nez, on change de direction.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « Une histoire en mots comptés ! » Mise en place, but et conseils : ce travail va montrer la construction d’histoires en n’utilisant que les mots-clés et permettre d’avancer efficacement dans le scénario. Il est très recommandé avec une classe ayant des difficultés de rédaction. L’habitude du succès à l’oral va donner confiance aux étudiants et leur permettre de passer sans appréhension à l’écrit. Chaque participant à son tour démarre avec un mot, il va dire autant de mots qu’il y a de participants, en les fixant dans les yeux l’un après l’autre. S’il y a 12 participants, il faut qu’il conclue son histoire sur le 12e participant. Un joueur inspiré peut aussi faire autant de tours qu’il veut.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « L’Association d’idées en respiration ! » Mise en place, but et conseils : l’entraineur choisit un mot au hasard dans le dictionnaire. Il se place au centre du cercle et pointe au hasard un participant. Celui-ci prend sa respiration par le ventre et se lance dans une série d’associations d’idées en descendant vers le sol jusqu’à épuisement du souffle. On peut même essayer de construire une histoire. On peut ainsi prendre conscience que seule la sérénité peut nous permettre de ne pas paniquer.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle fixe. Titre : « Le cercle des prénoms ! » Mise en place, but et conseils : dans un premier temps, chacun donne son prénom. Le plus rapidement possible, on inverse et chacun doit donner le prénom de l’autre. Chacun fait tout le cercle en donnant tous les prénoms exacts. On peut ainsi faire connaissance lors de rencontres ou en début de cours. On fait fonctionner sa mémoire auditive et visuelle, mnémotechnique. Il est possible d’y joindre toutes sortes de variantes possibles : personnages célèbres, fleurs, objets…
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle, au sol. Titre : « Travail sur le conteur ! » Mise en place, but et conseils : c’est proche d’un exercice déjà évoqué : au lieu de lancer un mot, on pointe un joueur en lui lançant un titre. On peut tourner simplement avec les titres comme on peut aussi commencer l’histoire d’après le titre à la manière du conteur. On développe ainsi le vocabulaire et la créativité.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle assis au sol. Titre : « Histoire avec la main sur l’épaule ! » Mise en place, but et conseils : tous les participants ferment les yeux et les gardent fermés pendant tout l’exercice. Le professeur doit pouvoir circuler à l’extérieur du cercle. Il pose sa main sur l’épaule d’un joueur. Celui-ci commence une histoire par « il était une fois » ou « ce jour-là ». Pendant qu’il raconte, le professeur pose sa main sur l’épaule de quelqu’un d’autre qui va continuer l’histoire dès qu’il en aura la possibilité. Et ainsi de suite jusqu’à créer une histoire courte commune. L’animateur murmure ensuite à l’oreille d’un joueur d’amener la chute. Il convient de veiller à éviter la logorrhée et de ménager des silences afin de permettre au suivant d’entrer dans le jeu.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle assis au sol. Titre : « Le Stylo accusateur ! » Mise en place, but et conseils : ce jeu est destiné à la maitrise du stress. L’entraineur fait tourner un stylo ou tout autre objet (un briquet, un crayon) en indiquant que la pointe du stylo va désigner un joueur. Celui-ci devra énumérer le maximum de mots commençant par telle ou telle lettre de l’alphabet pendant que les autres participants font tourner le stylo en se le passant. Lorsque le stylo est revenu à son point de départ, c’est terminé. En apparence simple, cet exercice est difficile aussi : on peut conseiller dès le deuxième participant de ne pas regarder le stylo qui passe de main en main, mais de se concentrer sur ses mots. Il ne convient pas avec de très jeunes enfants.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle. Titre : « Les Démarches ! » Mise en place, but et conseils : le premier participant se déplace au milieu du cercle en adoptant une façon de marcher très précise. Il va amener cette démarche à quelqu’un d’autre. Il poursuit sa façon de marcher jusqu’à ce que l’autre l’ait assimilé, puis il prend la place de l’autre dans le cercle. L’autre part avec cette démarche puis, brusquement, sans réfléchir, change de démarche. Il va l’amener à un nouveau joueur et ainsi de suite. On peut aussi ajouter un son rythmé sur la démarche. Particulièrement apprécié aussi des très jeunes enfants, c’est un premier pas vers la construction physique des personnages.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en cercle. Titre : « Les gages ! » Mise en place, but et conseils : c’est le même principe que « Saute-joueur » (no 23), mais on rajoute un geste et un son précis qui permettent au joueur ayant produit ce son de donner un gage au suivant : tu vas me raconter une histoire à la manière du dessin animé. C’est un excellent travail « à la manière de » afin de développer la créativité intellectuelle et physique. La personne qui exécute le gage décide ensuite quand elle a terminé et qui repart sur « Saute-joueur ». Il faut toutefois veiller à garder une cohérence de durée des gages.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : individuel, face au public. Titre : « Les paravents ! » Mise en place, but et conseils : on tend un rideau noir opaque ou un paravent à hauteur de 2 m environ, au milieu de l’espace scénique. Le comédien se place derrière le rideau. Il joue deux personnages différents. Chaque fois qu’il est derrière le rideau, il change de personnage. Certaines actions peuvent avoir lieu derrière le paravent ; le comédien prend deux voix différentes. Tous peuvent ainsi travailler la construction d’une histoire, le développement du scénario. Le comédien prend alors conscience qu’il ne peut quitter son personnage tant qu’il est visible et de l’importance des coulisses pour devenir l’autre. Comme vous pouvez vous en douter, cet exercice peut être long avec une classe entière.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : individuel, face au public. Titre : « Le délire d’improvisation ! » Mise en place, but et conseils : un volontaire commence une improvisation tout seul. Après 30 secondes, le public commence à lancer des mots qui n’ont rien à voir avec la situation. L’improvisateur intègre cette nouvelle donne de manière subtile, c’est-à-dire qu’il ne doit en aucun cas prononcer le mot qui lui a été donné, mais qu’il doit l’amener en « fondu » dans son jeu. Un nouveau mot ne lui sera envoyé que lorsqu’il aura intégré le précédent dans son jeu. Par exemple, le mot « frigo » peut devenir une banquise en Alaska. Les mots jetés doivent être dits à haute et forte voix. Il ne faut pas que l’improvisateur doive s’arrêter pour redemander le mot, parce qu’il ne l’a pas entendu. On travaille ainsi l’attention et l’écoute.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : individuel, face au public. Titre : « Je m’appelle … ! » Mise en place, but et conseils : le comédien de dos pose ses deux mains sur une chaise ou sur le mur. Lorsque l’entraineur claque dans ses mains, il se retourne et se présente pendant ce qu’il estime être 15 secondes. Dans un premier temps, il se présente de manière directe : « Je m’appelle “Zangra”, je suis commandant du fort de … et en attendant ma belle, je rêve qu’un jour … » Au deuxième passage, il se présente de manière indirecte, comme s’il pensait à haute voix, comme s’il se parlait à lui-même. Il convient au professeur de donner des informations précises sur qui on est et quel est notre objectif dans les premières secondes du jeu. On évoque ainsi les mots-clés et le travail du corps.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux à la fois, face au public. Titre : « Je m’appelle … 2 ! » Mise en place, but et conseils : on utilise le même principe que précédemment, mais ils sont deux, un à jardin, un à cour. 15 secondes, 15 secondes, puis une minute de démarrage d’improvisation. On peut tenir compte du personnage de l’autre, mais c’est plus intéressant si les deux personnages ne sont pas complémentaires.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux à la fois, face au public. Titre : « Démarrage d’improvisation sur position ! » Mise en place, but et conseils : le premier participant bouge dans l’espace. Lorsque le professeur claque, il se fige. Le deuxième improvisateur vient alors observer la position du premier et commence une histoire en fonction de l’attitude du premier. On apprend ainsi à utiliser l’aspect physique d’un personnage en utilisant sa propre créativité.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux à la fois, face au public. Titre : « La simple Manipulation ! » Mise en place, but et conseils : voici un exercice indispensable pour l’improvisation, qui doit être proposé à des sujets un peu dégourdis dans l’improvisation : le point d’accrochage simple. Une première personne fait une chose répétitive, même si on ne sait pas de quoi il s’agit, qui permette de s’y raccrocher à tout moment. On creuse le sol, on remplit un seau, on le transporte en un autre point, on le vide, et on recommence. Cela évite que l’on soit debout sur scène « en potiche ». Dès que le personnage sera en action, il suscitera l’intérêt du public. De plus, la simple manipulation est présente. Si on est largué, on peut toujours revenir à la manipulation. Il est souhaitable de ne pas parler de la manipulation. Si on en parle, on fixe le public dessus, d’une part, et d’autre part, le comédien qui parle de ce qu’il est en train de faire ne se laisse plus l’esprit libre pour imaginer le développement possible du scénario.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux à la fois, face au public. Titre : « Le dégagement obligatoire ! » Mise en place, but et conseils : les improvisateurs débutants occupent souvent un espace de 2 ou 3 m² sur les 30 à disposition. Ils sont aussi très souvent beaucoup trop proches et ainsi ne cherchent pas à pousser leurs voix. On se retrouve parfois à trois ou quatre sur un m². Chaque fois que le premier personnage vient vers le second, celui-ci dégage et vice versa. On apprend ainsi facilement à occuper tout l’espace scénique.

Niveau 3

  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux à la fois, face au public. Titre : « L’ondulation ! » Mise en place, but et conseils : l’un en face de l’autre, séparés par cinq bons mètres. L’improvisateur, debout, ondule à la manière d’un serpent. Il a les genoux pliés, les bras libres vers le sol, le dos plié, le regard devant soi. Il tend les jambes, tout en dépliant le dos, part avec tout le corps en arrière, puis revient à la position initiale. Le professeur claque, le comédien 1 s’arrête dans la position où il se trouve, l’autre continue l’ondulation, l’entraineur claque, arrêt du 2e. Tout en gardant la position générale, ils décontractent l’ensemble, s’avancent et entament un début d’improvisation parlée. C’est un exercice de subtilité, il ne convient donc pas de mettre en avant sa position physique. Il faut en revanche insister sur le fait de décontracter l’esprit et l’ensemble du corps. Les enfants en raffolent.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux à la fois, placement libre. Titre : « Le balai ! » Mise en place, but et conseils : les improvisateurs disposent d’un seul balai. Celui qui le tient a la parole jusqu’à ce qu’il le lâche. L’autre doit le rattraper avant qu’il ne touche le sol et c’est alors lui qui a la parole. On apprend ainsi d’une façon ludique à éviter d’empiéter sur la réplique de l’autre, donc à développer l’écoute à l’autre. Encore un exercice que nos professeurs préférés vont adorer. Il faut toutefois veiller à ne pas voir apparaitre des gestes de violence ou de précipitation.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, l’un face aux autres en tournant. Titre : « Le goal ! » Mise en place, but et conseils : un improvisateur va recevoir une réplique de chacun des participants. Chacun lui amène un personnage à construire : « Majesté, les prisonniers se sont évadés ! ». Aussitôt, il devient roi et réplique. Le rythme « une phrase, une phrase » doit être respecté. Il faut que cela aille vite. Comme une mitraillette de répliques. Quand tout le monde est passé, on tourne et désigne un nouvel improvisateur qui recevra toutes les phrases. On développe ainsi l’esprit de répartie, mais aussi la recherche de personnages.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, l’un face aux autres en tournant. Titre : « Le goal a une histoire ! » Mise en place, but et conseils : il s’agit du même principe que le goal. Les participants à présent essaient de construire une histoire. Donc les répliques vont dans la continuité. Si on amène un nouveau personnage, il faut qu’il ait un rapport avec l’histoire.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, l’un face aux autres en tournant. Titre : « Quel objet suis-je ? » Mise en place, but et conseils : chacun, à tour de rôle, mime un objet. Il ne l’utilise pas, il devient l’objet. Les autres doivent deviner ce qu’il est. Celui qui trouve prend la place du mime. Il est aussi possible de produire des bruitages. Cet exercice fait travailler la précision des gestes et la concentration. Imaginez être capable de jouer une tondeuse à gazon ! Si les autres ne trouvent pas : se concentrer et essayer d’être encore plus précis.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, l’un face aux autres. Titre : « Émotions et textes séparés ». Mise en place, but et conseils : sur une impro d’une minute par exemple, le comédien va jouer en restant toujours compréhensible. Ex. : une improvisatrice joue une femme en train d’accoucher. Il faut qu’elle sépare les moments de douleurs (cris) du texte proprement dit, mais en restant crédible. Il faut veiller à ce que tout doive s’enchainer. Cet exercice permet de calmer les plus foufous et de canaliser les plus bavards : un rêve !
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : tous, en ligne. Titre : « Le magasin de portes ». Mise en place, but et conseils : chacun vient mimer l’ouverture ou la fermeture d’une porte. Il s’agit de trouver le maximum de portes possible. Les bruitages sont possibles, même si c’est avant tout un travail sur le mime.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux à la fois, un agenouillé, l’autre derrière lui ; les deux face aux autres. Titre : « Je parle avec mes mains… ou plutôt avec les tiennes ! » Mise en place, but et conseils : Le participant debout raconte une histoire pendant une ou deux minutes. Celui qui est derrière, passe ses bras de chaque côté du corps et joue les mouvements de bras et de mains de l’autre. On peut prendre un manteau assez large avec manches et celui qui est derrière passe ses bras dans les manches. On cherche à surprendre son partenaire, mais aussi à devenir complémentaires et on travaille la synchronisation.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux par deux, face aux autres. Titre : « Oui, et en plus ! » Mise en place, but et conseils : côte à côte, face public, les deux improvisateurs regardent devant eux. L’un d’eux lance une première réplique, en affirmation. Le second a l’obligation de continuer en commençant sa réplique par « oui, et en plus ». Le premier fait de même. On fait ainsi évoluer l’histoire en disant toujours oui… ce qui est la règle absolue au théâtre !
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : de 6 à 10, face aux autres. Titre : « Oui, et en plus no 2 ! » Mise en place, but et conseils : c’est le même principe que précédemment, mais toute une ligne participe. Une fois arrivé au bout, on repart dans l’autre sens. Il convient d’interdire les « oui, mais » et autres « bruits ». Il est préférable de recommencer si les improvisateurs font du sur place.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux, face aux autres. Titre : « Notre histoire épistolaire ! » Mise en place, but et conseils : chacun dispose d’une feuille de papier et d’un stylo. On part du principe qu’ils sont à des kilomètres l’un de l’autre. Ils sont face public. Le premier comédien commence à écrire : « Bruxelles, le 18 juin 1944, Mon cher oncle René… » Il n’écrit que les mots-clés. Chacun veille à être assez bref, concis. L’autre répond. Et ainsi de suite. On apprend ainsi à construire une histoire à partir du courrier. Il ne faut pas laisser l’un des comédiens écrire un roman. le passage de l’un à l’autre doit se faire assez rapidement.
  • Nombre de participants et placement dans l’espace : deux, face aux autres. Titre : « La machine infernale ! » Mise en place, but et conseils : voici un exercice de mémoire de gestes. Chacun à son tour vient s’assoir sur la chaise. Le premier participant vient s’assoir sur la chaise et exécute un mouvement très précis et simple. Le suivant reproduit le même mouvement et en ajoute un nouveau, le suivant doit reproduire les deux mouvements et en créer un troisième, etc. Le professeur, une fois tous les gestes présentés, peut demander à tous les élèves de revenir sur scène et à faire fonctionner la machine à des vitesses différentes.
Sylvie SUZOR
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