De février à mai, cycle de conférences « Le français en question(s) »

image002Robert MASSART animera, à la Maison de la Francité, un cycles de conférences-ateliers (en dehors de l’exposé théorique, le public y est en effet invité à travailler lui-même sur le sujet traité). C’est à chaque fois un mercredi après-midi, de 14 à 16 heures (le 20 avril, jusque 16 h.30)

Adresse : salle Papyrus, (au rez-de-chaussée)
Maison de la Francité — 18, rue Joseph II — 1000 Bruxelles (métro Arts-Loi).
P.A.F. gratuite. Inscriptions auprès de l’animateur rbrt.massart@gmail.com

 

Calendrier et Sujets

1) mercredi 17 février 2016 : LES LANGUES DE WALLONIE : UN POINT DE VUE

Pendant des siècles, dans les régions romanisées de ce qui deviendra la Belgique, le français n’a été parlé que dans les villes, par la noblesse et la grande bourgeoisie. Le peuple de Wallonie s’exprimait en wallon … liégeois, ardennais, namurois, carolo, mais aussi en picard, lorrain ou champenois. Aujourd’hui ces langues régionales ne sont plus que d’aimables vestiges d’un passé révolu. Elles subsistent néanmoins dans ce qui fait que les étrangers distinguent aisément le français « de chez nous » de ses autres variétés. Le wallon de Charleroi a été, pour le conférencier, la deuxième langue romane avec laquelle il s’est trouvé en contact familier, à côté du français. L’occasion pour le public de partager quelques échantillons de nos anciennes langues régionales qui permettront une approche à la fois historique et vivante du français de Belgique.

2) mercredi 9 mars : L’INTERCOMPRÉHENSION DES LANGUES ROMANES / volet n°1

3) mercredi 30 mars : L’INTERCOMPRÉHENSION DES LANGUES ROMANES / volet n°2

Se comprendre sans connaitre la langue de l’autre quand on parle une langue d’origine latine – une langue romane – c’est parfaitement possible grâce à la méthode de l’intercompréhension. Au terme d’une formation assez simple d’une vingtaine d’heures, tout apprenant est capable de comprendre à l’écrit les cinq langues romanes officielles, outre le français. Les recherches qui se poursuivent actuellement visent la compréhension à l’oral, ce qui est plus complexe mais tout aussi possible.
L’atelier propose de montrer aux participants les principales caractéristiques de la méthodologie.
Ils découvriront d’abord les convergences les plus remarquables qui existent entre les six langues romanes officielles. Ensuite, l’animateur les invitera à s’entrainer sur des textes relativement courts dans toutes ces langues.
Le volet n°1 sera consacré à une approche du catalan et de l’italien. Le volet n°2 abordera l’espagnol, le roumain et le portugais. Il est possible de ne participer qu’à un seul des deux ateliers. Ceux qui ont suivi les ateliers de 2015 pourront travailler sur de nouveaux textes.

4) mercredi 20 avril (de 14h00 à 16h30) : LE FRANGLAIS EST-IL SOLUBLE DANS LE FRANÇAIS ?

Un intitulé un peu intrigant pour aborder une réflexion sur le français d’aujourd’hui, son « néo-vocabulaire » et le phénomène social des anglicismes.
L’animateur fera un rapide tour d’horizon de quelques-uns des nouveaux aspects de la langue de notre temps suivi d’une focalisation sur le recours aux anglicismes et au franglais.
La seconde partie de l’atelier consistera en une activité au nom légèrement provocateur, le tribunal du franglais, grâce à laquelle les participants s’exerceront à la création lexicale.

5) mercredi 4 mai : ÉCRIRE LE FRANÇAIS, QUELLE HISTOIRE !

Pourquoi écrit-on huile, huitre, huit, avec un h ? Pourquoi certains pluriels se font-ils avec x, comme « un cheval, des chevaux » ? Pourquoi un comte, un conte et un compte ? Un poids et peser ?
Le français dérive du latin, on le sait bien, mais en se dégageant de la « langue mère » notre langue s’est tellement transformée qu’elle fait un peu figure d’enfant terrible de la famille des langues néo-latines.
Pour arriver à la transcrire cela a nécessité de longs et patients tâtonnements. Peu à peu un « système graphique » a fini par se mettre au point. C’est de ce système que les grammairiens ont tiré nos règles d’orthographe.
L’animateur conviera les participants à un voyage à travers l’histoire du français au fil de la mise par écrit de ses sons et de ses mots. Quelques escales dans des ports inconnus seront autant de belles surprises !

Robert MASSART
Professeur de la Haute École du Hainaut Condorcet, à Mons, où il a enseigné le français et la didactique du français aux futurs instituteurs et régents littéraires, Robert Massart est affilié à l’ABPF depuis 1983 ; administrateur de cette association, il en est à nouveau aussi le secrétaire.

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