L’ABPF et la Roumanie

Deux collègues roumains et Robert Massart
dans le parc de Târgu-Jiu (Olténie - S.O. de la
Roumanie) devant la Porte du Baiser (Poarta sarutului),
une des oeuvres
monumentales du sculpteur Brâncusi
Fin 1989, à la suite de la chute du Mur de Berlin et celle du régime de Ceausescu, la vie associative a pu reprendre ses droits en Roumanie. Ainsi, au début des années 90, s’est créée à Bucarest, la première Association roumaine des professeurs de français (ARPF), sous la présidence de Monsieur Dan Ion Nasta.
Très vite, des relations de plus en plus solides se sont établies entre nos collègues roumains et l’ABPF, au point que l’on peut parler aujourd’hui d’un partenariat à la fois professionnel et amical. Partenariat reconnu par le Gouvernement roumain et les Relations internationales de la Communauté française Wallonie-Bruxelles (CGRI) dans le cadre d’une convention bilatérale qui se renouvèle tous les trois ans.
Chaque année, des professeurs de français effectuent des séjours dans les deux pays, il s’agit de missions permettant d’échanger des expériences pédagogiques, des informations diverses et apprendre aussi à mieux se connaitre. Les Roumains viennent en Belgique pour découvrir une autre société francophone, pour communiquer avec des francophones natifs et se plonger dans la vie culturelle bruxelloise, l’une des plus riches avec Paris et Montréal, etc. Quant à nos collègues belges, s’ils vont en Roumanie, c’est évidemment pour échanger des méthodes et des activités didactiques, mais aussi pour profiter de la longue expérience roumaine en enseignement du français langue étrangère. Une méthodologie dont ne pourront bientôt plus faire l’économie nos enseignants confrontés à des classes de plus en plus cosmopolites.
Une activité dans une classe de FLE d'un lycée de Bucarest Le Roumanie à Paris : l'église orthodoxe roumaine de la rue Jean de Beauvais, à côté du local de la FIPF : l'Escale du français dans le monde.
LA ROUMANIE ET LES PROFESSEURS DE FRANÇAIS
Qui ignore encore que depuis des siècles les Roumains sont francophiles et francophones ? Cela s’explique par des raisons culturelles dont la moindre n’est certainement pas la latinité de la langue roumaine, et des évènements historiques, comme l’appui que la France n’a jamais manqué d’apporter à ce pays dans les moments cruciaux de son existence.
Certes, aujourd’hui, la «petite France de l’Orient» s’est transformée sous les effets de la mondialisation, et le touriste s’y voit accueilli en «globish» plus souvent qu’en français. Pourtant, comme le souligne la présidente de l’ARPF, Madame Bianca Bentoiu, cette langue demeure très largement répandue au sein du système éducatif roumain, voire de la société en général.
L’ARPF, quant à elle, une association qui compte plus de huit-cents membres (pour une population totale qui dépasse 22 millions d’habitants), elle agit comme principal relai du français dans ce pays membre à part entière de l’OIF. Selon plusieurs études récentes, 20 % des Roumains sont des «francophones occasionnels». Il est vrai que notre langue n’est pas pour eux d’un abord trop difficile, les deux systèmes étant très apparentés et une part importante du vocabulaire moderne du roumain ayant été empruntée au français aux dix-neuvième et au vingtième siècle.
Adresse utile : Madame Cristina Grigore, présidente de l'ARPF - courriel grimicro@yahoo.com
Site : www.ceco-fipf.eu
ACTIVITÉS PRINCIPALES
- Le Concours «Belgique romane» pour les élèves roumains (édition 2010)
Sujet :
Tout le monde a entendu parler du Commissaire MAIGRET, le héros du romancier d'origine belge Georges Simenon. Ses célèbres enquêtes (L'Affaire Saint-Fiacre, Pietr le Letton, Le Chien jaune, Le Fou de Bergerac, La tête d'un homme, etc.) sont parues dans des éditions de poche et beaucoup ont été portées à l'écran, au grand comme au petit. Maigret, Jules Maigret, Français moyen qui aime la pêche, le bon vin et la bonne cuisine, est un brave homme, un sage plein d'empathie pour ses semblables. Au cours de ses enquêtes, il cherche beaucoup moins à démasquer le coupable, pour qu'il soit puni, qu'à comprendre les motivations qui l'ont poussé à accomplir le geste fatal.
Essayez, vous aussi, seul ou en groupe, avec votre classe, d'imaginer une enquête comme celles du Commissaire Maigret.
Pour cela, nous vous demandons :
- de résumer votre histoire, l'intrigue, en UNE page maximum ;
- de lui donner un bon titre, palpitant;
- de décrire en quelques lignes vos principaux personnages : votre propre enquêteur, bien entendu, mais aussi, par exemple, la victime, le ou les coupables, l'un ou l'autre personnage central...
- de rédiger LES PREMIERES LIGNES du roman en allant jusqu'à l'élément modificateur, c'est ce que l'on appelle aussi en publicité «l'accroche».
En outre, comme il s'agit d'un concours de français, retenez que le bon respect de l'orthographe sera valorisé !
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LE REGLEMENT
Le concours se déroulera pendant les deux premiers mois de l'année scolaire 2010 : janvier et février.
Les travaux des concurrents seront envoyés par leurs professeurs de français au jury de l'ARPF dès le début du mois de mars.
Les professeurs de français qui se seront impliqués avec leurs élèves dans ce concours exerceront bien entendu un travail d'accompagnement et de supervision.
Les envois pourront s'effectuer par la poste ou via Internet.
De toute façon, l'épreuve 2010 sera clôturée définitivement avant la Journée de la Langue française, soit le 20 mars 2010 !
La décision du jury de l'ABPF sera communiquée à nos collègues de l'ARPF avant le mois d'avril 2009 et les récompenses (diplômes...) seront envoyées
aux professeurs pour qu'ils les remettent aux lauréats au plus tard au début du mois de juin.
Pour l'ABPF
Robert MASSART
Responsable des relations avec l'ARPF
robert.massart@swing.be