MISSION DE PRINTEMPS

Cette mission, devenue tradiitionnelle dans le cadre du Mois de la Francophonie, était aussi la première depuis la nouvelle reconduction de la convention intergouvernementale 2008-2010.

À BUCAREST

J’ai eu la possibilité d’assister à la conférence plénière donnée par le professeur français François MULLER qui clôturait l’édition 2008 du Forum « Innover en français ». Un nombre impressionnant de professeurs de français venus de toutes les régions de Roumanie a assisté à ce séminaire de deux jours.
Plusieurs responsables de la Régionale bucarestoise de l’ARPF avaient prévu une rencontre dans un lycée technique et économique du centre-ville : le Lycée Madgearu. Il s’agit d’un établissement important qui compte plus de mille élèves répartis en de nombreuses sections, dont l’informatique et le tourisme. Le français y est enseigné en tant que première ou deuxième langue étrangère.
Les professeurs et leurs élèves qui m’ont accueilli avaient préparé plusieurs activités liées à la Semaine de la Langue française et aux Mots du français : des poèmes, des chansons et même une bande dessinée originale.
Ces élèves m’ont paru assez timides. En dehors de ce qu’ils avaient préparé, je n’ai pas réussi à les faire beaucoup parler. Par contre, ils m’écoutaient très attentivement quand je m’adressais à eux. Il faut préciser que c’était la première fois que ces jeunes étaient mis en présence d’un professeur de français francophone natif. En général, les représentants de la francophonie rendent visite aux grandes écoles prestigieuses, d’enseignement général, aux lycées bilingues, mais très rarement aux établissements d’enseignement technique. C’est en tout cas ce que m’ont affirmé mes collègues roumains.
J’ai profité de mon passage par Bucarest pour lancer officiellement la nouvelle épreuve du Concours «Belgique romane» destiné aux élèves roumains qui apprennent le français. Ce concours se fait en collaboration avec l’arpf et l’abpf depuis le milieu des années quatre-vingt-dix. Le thème de l’édition 2008-2009 , choisie d’après une suggestion de l’ARPF (Madame Ioana JIPA, de Brasov, s’intitule « Créez votre francoblogue ! ». Les consignes et le règlement sont reproduits plus loin.
Enfin, toujours à Bucarest, j’ai été reçu, à la Délégation Wallonie-Bruxelles, par Messieurs Daniel Sotiaux et Franck Pezza. Après trois ans de présence en Roumanie, Monsieur Sotiaux sera remplacé, cet été, par Madame Fabienne Reuter, quant à Franck Pezza, il partira diriger la Délégation de Hanoï.

À IASI

Cette mission de printemps auprès de nos partenaires de l’ARPF a aussi été pour moi l’occasion de me rendre à Iassy où les responsables locaux de l’association et certains collègues de l’Université Alexandre Cuza (Département de français) m’avaient invité à participer à leur colloque annuel des Journées de la Francophonie.
Ce détour par Iasi m’a offert le plaisir de revoir l’ancien vice-président de l’ABPF (quand elle s’appelait encore la SBPF), Monsieur Marcel Voisin, venu inaugurer la traduction en roumain de sa pièce de théâtre sur Albert Einstein.
Personnellement, j’ai prononcé une communication sur l’orthographe et l’histoire de la formation de notre système graphique. J’ai aussi joué le rôle de modérateur de l’un des ateliers du colloque.
J’ai encore profité de mon séjour pour présenter des activités de poésie à un groupe d’étudiants en FLE à l’université, pour y rencontrer notre lectrice belge, et enfin pour animer un débat pendant toute une matinée avec des étudiants de dernière année, des professeurs et de jeunes médecins internes, sur la francophonie en général et sur la francophonie belge en particulier (les Roumains s’interrogent beaucoup au sujet de notre vie politique).
Pour conclure, je ne peux que me féliciter de cette nouvelle mission que m’a confiée le CGRI. La place que le français occupe en Roumanie est toujours très solide, même si les enjeux et la situation ont changé.
Une fois de plus, j’ai aussi pu constater, avec énormément de plaisir, la bonne santé de nos relations inter-associatives avec nos partenaires et amis roumains et le capital de sympathie réelle dont bénéficie toujours la Belgique francophone, la Communauté Wallonie-Bruxelles, dans ce pays qui a rejoint l’Union européenne depuis un peu plus d’un an.

Robert MASSART
Secrétaire de l'abpf
Responsable des relations avec l'ARPF
robert.massart@swing.be