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Le dernier numéro de Français 2000, n° 210-211, Le français, langue choisie, décembre 2007, va sortir de presse...
Voici, en avant-goût, quelques extraits significatifs du contenu de ce numéro.
Éditorial
Le mois de décembre est propice aux cadeaux et aux vœux. C’est donc aussi, parfois et malheureusement, le temps des souhaits convenus.
Telle n’est pas mon intention ici. Cela me serait impossible après avoir lu les résultats de l’enquête adressée aux enseignants de français et les réponses circonstanciées données à certaines questions. Je n’ai pu être que très attentif à leur ensemble, et même touché par de nombreuses déclarations où vibre la passion d’enseigner. Il est clair que l’ABPF doit relayer ce qui s’est dit et prendre position sur les points cruciaux qui ont été soulevés.
Une équipe poursuit le dépouillement de cette enquête. Je ne livrerai ici que mon commentaire personnel, inspiré par une longue pratique d’enseignant de terrain et une courte expérience de conseiller pédago-gique chargé de familiariser ses collègues avec les nouveaux programmes.
Une opinion s’exprime massivement : le métier de professeur de français est beau, parce qu’il permet d’être passeur de savoirs, de savoir-faire, de culture, de littérature. Mais, s’il est souvent enrichissant parce qu’il demande des préparations sans cesse renouvelées, il est aussi pénible parce qu’il charrie des corrections fréquentes, longues, parfois peu rentables. Or, les enseignants qui ont répondu à l’enquête ne sont pas les plus mal lotis de la profession.
Le constat n’est pas neuf. Et c’est ce qui est grave, et c’est ce qui doit faire réfléchir et agir. Depuis plus de vingt ans, beaucoup de collègues, jeunes ou moins jeunes, se sentent déchirés entre un superbe idéal pédagogique et l’impossibilité de le concrétiser.
La maîtrise de la langue maternelle ou de scolarisation est fondamentale et conditionne tout le cursus scolaire. Pour qu’elle soit acquise, il faut que ceux qui l’enseignent soient bien formés, bien considérés, mis dans de bonnes conditions de travail.
Pour cela, ils veulent
1. être vraiment consultés quand s’élaborent les programmes, parce que c’est eux qui devront les appliquer dans la réalité des classes ;
2. avoir le temps et les moyens d’assimiler ces nouveaux programmes, être formés sérieusement pour les appliquer ;
3. disposer de locaux correctement équipés et de manuels adaptés ;
4. travailler avec des groupes d’élèves de taille raisonnable ;
5. obtenir des outils efficaces pour évaluer les élèves de manière fiable et pas trop pesante.
Tout cela a son prix. Ne vaut-il pas mieux investir dans l’enseignement de la langue maternelle ou de scolarisation plutôt que dans des travaux inutiles qui nous sapent le moral ?
Mon plus cher souhait à votre égard sera donc qu’en plus de beaucoup de satisfactions personnelles, vous ayez en 2008 la conviction d’être entendus par celles et ceux qui pensent et organisent ce métier dont vous parlez avec tant de conviction.
Jacques Lefèbvre
Dossier : Écrire en français... ou le français, langue choisie...
Avant-propos
Comme nous vous l’annoncions dans le numéro précédent, voici le dernier volet de notre parcours en Francophonie. Il s’agit ici d’écrivains qui ont eu à choisir : écrire – nécessité impérieuse –, oui, mais dans quelle langue ? la langue maternelle ? la langue de scolarité et d’usage ? ou encore la langue d’un pays d’accueil, devenue comme une seconde, voire une première patrie ?
Les écrivains que l’on présente dans ce numéro – sommairement, hélas, par le biais d’un seul extrait le plus souvent, mais un extrait qu’on espère révélateur – ont choisi d’écrire tout ou partie de leur œuvre en français. Ainsi, Rainer Maria Rilke, né à Prague, Autrichien, écrivain de langue allemande, mais imprégné de langue et de culture françaises ; ainsi, Agota Kristof, Hongroise résidant en Suisse ; Nancy Huston, Canadienne anglophone vivant à Paris ; et Panaït Istrati, Roumain d’expression française, tout comme Eugène Meiltz, émigré en Suisse tout enfant, et comme Marius Daniel Popescu, notre « invité du numéro », écrivain bilingue... Ce problème de choix, enfin, est évoqué par Naïma Meftah à propos de la littérature tunisienne.
La question de l’identité de la « littérature-monde-en-langue-française » est à la mode : on n’y échappe pas. Sans entrer dans les querelles et les revendications, contentons-nous de la diffuser, de la lire, de l’aimer et de la faire aimer. Le dernier « Prix des cinq continents de la Francophonie » nous y encourage.
Pas de rubrique spécifique FLE dans ce numéro, mais la plupart des contributions s’y réfèrent expressément ou implicitement, et sont applicables en classe de français langue étrangère ou langue seconde.
Espérons que ces perspectives ouvertes sur l’inconnu, ou du moins le peu ou mal connu, vous inspirent dans votre rôle de passeurs...
Hélène Abraham et Luc Collès, coordinateurs du dossier
Article « Rilke, ou la saveur des mots », par Martine Demillequand
L’article se trouve dans la revue papier, aux pages 5-10.
Texte du poème complet : « Verger »
Verger
1
Peut-être que si j’ai osé t’écrire,
Langue prêtée, c’était pour employer
Ce nom rustique dont l’unique empire
Me tourmentait depuis toujours : Verger.
Pauvre poète qui doit élire
Pour dire tout ce que ce nom comprend,
Un à peu près trop vague qui chavire,
Ou pire : la clôture qui défend.
Verger : ô privilège d’une lyre
De pouvoir te nommer simplement ;
Nom sans pareil qui les abeilles attire,
Nom qui respire et attend…
Nom clair qui cache le printemps antique,
Tout aussi plein que transparent,
Et qui dans ses syllabes symétriques
Redouble tout et devient abondant.
2
Vers quel soleil gravitent
Tant de désirs pesants ?
De cette ardeur que vous dites,
Où est le firmament ?
Pour l’un à l’autre nous plaire,
Faut-il tant appuyer ?
Soyons légers et légères
À la terre remuée
Par tant de forces contraires.
Regardez bien le verger :
C’est inévitable qu’il pèse ;
Pourtant de ce même malaise
Il fait le bonheur de l’été.
3
Jamais la terre n’est plus réelle
Que dans tes branches, ô verger blond,
Ni plus flottante que dans la dentelle
Que font tes ombres sur le gazon.
Là se rencontre ce qui nous reste,
Ce qui pèse et ce qui nourrit
Avec le passage manifeste
De la tendresse infinie.
Mais à ton centre la calme fontaine,
Presque dormant en son ancien rond,
De ce contraste parle à peine,
Tant en elle il se confond.
4
De leur grâce, que font-ils
Tous ces dieux hors d’usage,
Qu’un passé rustique engage
À être sages et puérils ?
Comme voilés par le bruit
Des insectes qui butinent,
Ils arrondissent les fruits ;
(occupation divine).
Car aucun jamais ne s’efface,
Tant soit-il abandonné ;
Ceux qui parfois nous menacent
Sont des dieux inoccupés.
5
Ai-je des souvenirs, ai-je des espérances,
En te regardant, mon verger ?
Tu te repais autour de moi, ô troupeau d’abondance
Et tu fais penser ton berger.
Laisse-moi contempler au travers de tes branches
La nuit qui va commencer.
Tu as travaillé ; pour moi c’était un dimanche, –
Mon repos, m’a-t-il avancé ?
D’être berger, qu’y a-t-il de plus juste en somme ?
Se peut-il qu’un peu de ma paix
Aujourd’hui soit entrée doucement dans tes pommes ?
Car tu sais bien, je m’en vais...
6
N’était-il pas, ce verger, tout entier,
Ta robe claire, autour de tes épaules ?
Et n’as-tu pas senti combien console
Son doux gazon qui pliait sous ton pied ?
Que de fois, au lieu de promenade,
Il s’imposait en devenant tout grand ;
Et c’était lui et l’heure qui s’évade
Qui passaient par ton être hésitant.
Un livre parfois t’accompagnait…
Mais ton regard, hanté de concurrences,
Au miroir de l’ombre poursuivait
Un jeu changeant de lentes ressemblances.
7
Heureux verger, tout tendu à parfaire
De tous ses fruits les innombrables plans,
Et qui sait bien son instinct séculaire
Plier à la jeunesse d’un instant.
Quel beau travail, quel ordre que le tien !
Qui tant insiste dans les branches torses,
Mais qui enfin, enchanté de leur force,
Déborde dans un calme aérien.
Tes dangers et les miens, ne sont-ils point
Tout fraternels, ô verger, ô mon frère ?
Un même vent, nous venant de loin
Nous force à être tendres et austères.
Rainer Maria Rilke, Poèmes français, Vergers, 1923-1926, in Poésie, Emile-Paul, Paris, 1949, p. 272 sqs.
Autre édition : Vergers, suivi d’autres poèmes français, Poésie/Gallimard, p. 47-50
Information sur le groupe vocal Synanatis :
À noter que des poèmes de R.-M. Rilke se prêtent volontiers à une mise en musique. C’est ainsi que « Les Roses » et « Le Corps », extraits du recueil Poèmes du Verger, sont interprétés avec beaucoup de talent par un groupe belge spécialisé dans les chants du monde polyphoniques : les Synanatis. La composition musicale a été réalisée par l’un des membres de ce groupe vocal, Edith Maertens. Renseignements sur les prochaines dates de concerts : evelynecabillau@hotmail.com.
Geneviève Baraona propose deux articles très intéressants sur deux textes de deux auteurs qui ont choisi d’écrire en français : Agota Kristof et Nancy Huston. Ces articles sont accompagnés d’une fiche technique très minutieuse que nous publions ci-dessous.
FICHE technique sur l’Analphabète, de Agota Kristof
Séquence :
Le récit ou l’essai littéraire
Niveau : A2/B1 du Cadre européen Commun de Référence
Type de texte : autobiographique
Supports :
Le récit écrit
Le texte enregistré, version audio
Les dessins, cartes, images, photos, films facilitant la compréhension du contexte et de l’histoire
Un jeu de 7 familles avec différentes écritures
Des extraits de texte où sont mis en scène des analphabètes
Des textes, images, films sur les Tziganes
Des articles, des documents video sur l’analphabétisme, la société et l’école
Des articles et lois concernant les Gens du voyage
Pré-requis :
Savoir repérer la structure de la phrase simple
Savoir repérer les verbes d’opinion, les actes de parole correspondant à l’expression des idées et des sentiments
Connaître les temps simples de l’indicatif
Savoir reconnaître les noms propres
Savoir repérer les marques de l’autobiographie (utilisation des pronoms, chronologie)
Objectifs :
Généraux : développer les savoirs, savoir- faire, savoir- apprendre et savoir- être par l’apprentissage d’une langue/culture, ici,à partir du texte littéraire autobiographique d’un écrivain d’expression française
Développer des stratégies
Cognitives et d’apprentissage
Ecouter / lire (compréhension orale : savoir faire des inférences et des hypothèses)
Savoir comprendre en exploitant la structure des textes, utiliser ses connaissances antérieures référentielles et textuelles
Savoir tolérer l’ambiguïté, l’imprécision, savoir contourner la difficulté
Apprendre à résumer, cerner les idées principales, comparer
Savoir percevoir une phrase, un groupe de mots, un mot (mot - clé), exploiter des ressemblances lexicales
Psycho-affectives
Collaborer avec les autres apprenants, partager son expérience, prendre la parole
Développer des compétences
Orales
Expression (commentaires, résumés, hypothèses, jeux, réemplois), interaction et réception (mise en scène théâtrale, documents radio et video et questions à comprendre, avis à donner)
Écrites
Compréhension (quatrième de couverture, titre, schéma de progression du récit), production (expliquer, commenter, donner son opinion, transformer un texte)
Culturelles et interculturelles (découvrir la langue de l’autre, les réactions à ce qui est étranger, les jugements stéréotypés, l’exclusion, la censure etc.)
Sous-objectifs : Développer une compétence
Discursive (fonctionnement du texte)
Distinguer le narrateur (qui raconte ?) et repérer les anaphoriques (reprises de l’énonciation par les pronoms) et les différentes formes d’adresse au lecteur
Repérer les marques du récit démonstratif, les verbes d’opinion, les complétives
Distinguer la description dans la narration, et les phrases explicatives (relatives), causales, temporelles, interrogatives
Repérer un univers référentiel culturel (connu ou pas)
Faire des hypothèses sur la suite de l’histoire
De communication
Se présenter, présenter sa famille, expliquer
Donner son opinion, exprimer ses sentiments
Médire, accuser
Linguistique
Emploi des temps (imparfait, passé composé, présent de narration, de généralité etc.) et conjugaison
Emploi des modes (indicatif, infinitif)
Modalisation, verbes, adverbes et adjectifs (ne pouvais, aussi, une vraie langue, juste comme, certes, pas vraiment, de toute façon, elle aussi)
Utilisation des pronoms (je, on)
Emploi de la négation, de la forme privative et restrictive (il n’y avait que/il n’était jamais question/ ce n’était pas/ne puisse pas/personne ne voulait/personne ne connaît/ils ne connaissent pas/n’ont aucune envie/non concertée/par hasard/ne le connais toujours pas/je ne le parle pas sans fautes/je ne peux l’écrire)
Conjonctions, articulateurs logiques, coordinations, développant une démonstration, l’expression d’une opinion
Pronoms relatifs développant descriptions et explications
Lexicale
champs sémantique du langage, de l’enseignement : langue, mot, parler, comprendre, langue allemande, langue des militaires, langues étrangères, l’allemand, le français, l’anglais, cours accélérés de russe, enseigner, les élèves, apprendre, intellectuel, la géographie, l’histoire, la littérature, écoles, j’écris le français, pas sans fautes, dictionnaires consultés, langue maternelle
lexique péjoratif, négatif : volaient, langue ennemie, obligatoire, occupaient, interdites, sabotage,
manque d’enthousiasme, résistance passive, ignorants
expressions du champ du combat : j’affronte, ma lutte, conquérir, lutte longue et acharnée, ennemie, tuer
Culturelle
Faire surgir chez le lecteur les compétences acquises en langue maternelle : lecture de biographies, récits d’exil, connaissances historiques de cette période
Repérer un univers référentiel culturel précis et identifier l’univers référentiel de l’autre (habitations, village, enseignement, comportements)
Identifier le mode d’échange communicatif et symbolique et s’interroger sur les systèmes de valeur, les mœurs d’une époque
S’interroger sur l’exil, l’étranger, le bilinguisme, le changement de pays, de culture
Identifier les marqueurs d’identité des personnages, le fonctionnement familial, social, politique
Comparer les réalités présentées à celles que vous connaissez (contexte historique du monde d’après guerre, bloc de l’Est, Europe actuelle)
Connaître le patrimoine littéraire francophone, les trajectoires d’écrivains
Analyser le parcours du personnage (apprentissage avec échec ou réussite), évolution psychologique et identitaire (question du changement de langue et de culture) et sociale (insertion ou pas).
Atelier d’écriture (Faire barrer, remplacer, déplacer, augmenter, réduire)
Changer de point de vue : réécrire une scène avec « elle », 3ème personne du singulier, à la place de « je »
Développer l’univers référentiel et les implicites : travailler les inférences, ajouter des détails à une description
Réécrire le texte en le réduisant d’au moins 1/3 ou supprimer et inventer une partie du texte
Ecrire la suite, la 4ème de couverture, la scène finale, l’incipit
Faire un article critique sur le chapitre ou le raconter par écrit, à un ami
Sur ce modèle, écrire un autre texte, autobiographique, parcours et apprentissage des langues
Mise en œuvre
De 8 à 10 heures en comptant les activités spécifiques d’auto – dictée(partir du travail de lecture autonome, ou de l’expression orale de l’élève, corrigée par l’enseignant, puis transcrite avec lui), de correction phonétique,et les tests d’évaluation formative (acquisition à partir des erreurs)
L’article de Cecilia Condei sur Panaït Istrati se trouve dans la revue papier, p. 38-47. Ci-dessous, en complément, la bibliographie.
Bibliographie
Adam Jean-Michel, Les textes : types et prototypes, Paris, Nathan, 1992.
Adam Jean-Michel, Grize Jean-Blaise, Bouacha Magid Ali, Texte et discours : catégories pour l’analyse, Dijon, Editions universitaires de Dijon, 2004.
Benveniste Emile, Problèmes de linguistique générale I, Paris, Gallimard, 1966.
Dumortier Jean-Louis, « Pour composer des questionnaires de compréhension qui favorisent l’autonomie du lecteur », Vie pédagogique, 118, février-mars 2001, p. 51-54.
Maingueneau Dominique, Eléments de linguistique pour le texte littéraire, Paris, Dunod, 1993 ; et Le Contexte de l’œuvre littéraire, Paris, Dunod, 1993.
Extrait proposé pour le travail :
Istrati Panaït, Vie d’Adrien Zograffi. La maison Thüringer, Le bureau de placement, Méditerranée (Lever du soleil), Méditerranée (Coucher du soleil), Paris, Gallimard, 1984 (1969).
L’article de Marie-Cécile Robinet sur la littérature migrante en Suisse romande, et particulièrement sur le livre Mon nom, d’Eugène, se trouve aux pages 48 à 59.
Ci-dessous, la bibliographie.
Références bibliographiques
Bonn Ch., Garnier X. et Lecarme J., dir., Littérature francophone. 1. Le roman, s.l. [Bruxelles], Hatier, 1997 ; Littérature francophone. 2. Récits courts, poésie, théâtre, s.l. [Bruxelles], Hatier, 1997.
Burri E., « Un “patrimoine intime” multiple. Migrance et représentations chez deux auteurs romands issus de l’immigration », dans Le français dans le monde. Recherches et applications, Paris, CLE International 2004, juillet 2004, p. 153-163.
Collès L., « Jalons littéraires pour une reconnaissance identitaire », dans Boyzon-Fradet D. et Chiss J.-L., dir., Enseigner le français en classes hétérogènes. École et immigration, Paris, Nathan, 1997, collection « Perspectives didactiques », p. 179-189.
Gohard-Radenkovic A., « Introduction. Pourquoi l’analyse de “l’altérité et des identités” dans les littératures en français », dans Le français dans le monde. Recherches et applications, Paris, CLE International 2004, juillet 2004, p. 6-13.
Eugène, Mon nom, Vevey, Editions de l’Aire, 1998.
Francillon R., dir., Histoire de la littérature en Suisse romande, vol. 4 La Littérature romande aujourd’hui, Lausanne, Éditions Payot, 1999, collection « Territoires ».
Kristeva J., « E comme écrire en français », dans Tu parles ! ? Le français dans tous ses états, Paris, Flammarion, 2000, p. 63-73.
Maggetti D., « L’étranger et l’altérité dans la littérature romande. L’expression d’une quête identitaire francophone », dans Le français dans le monde. Recherches et applications, Paris, CLE International 2004, juillet 2004, p. 140-152.
Sibony D., Entre-Deux. L’origine en partage, Paris, Éditions du Seuil, 1991, collection « Points », série Essais.
Voici le début de l’article de Naima Meftah Tlili sur la littérature tunisienne.
La littérature qui est l’objet de cet article est celle écrite en français par des Tunisiens et qui s’intègre dans la littérature tunisienne d’expression française. Le choix du corpus se justifie par le désir de faire connaître une littérature plutôt mal connue et de la placer dans un cadre plus général. Après un bref état des lieux, l’analyse sera focalisée sur des exemples précis, en l’occurrence le roman de Souad Guellouz : Myriam ou le rendez-vous de Beyrouth. Nous tenterons de réfléchir sur certains des rapports qu’entretiennent ces textes avec la littérature arabe d’un côté et la littérature française de l’autre, pour montrer que les divergences et les convergences s’excluent et s’appellent en même temps.
Dans le cadre des didactiques et des convergences des langues et des cultures, la littérature maghrébine peut offrir des exemples pertinents qui illustrent les rapports de distance et de proximité qui s’excluent et s’appellent à la fois, comme elle peut être sur le plan didactique un champ d’investigation intéressant. Sans entrer dans le détail de la nomination de cette littérature que Jean Sénac appelle « littérature d’écriture française » et André Miquel : « littérature arabe écrite en français », nous dirons que cette littérature est apparue au Maghreb essentiellement autour des années 1945-1950. Les réactions étaient diverses à son égard, voire opposées. Beaucoup de questions se posaient sur le statut de cette littérature, sur ses auteurs, sur leurs rapports avec la langue du colonisateur et par conséquent avec le colonisateur et sa culture…
(la suite dans la revue papier, pages 60-66)
Ouvrages recensés dans ce numéro
Domaine littérature
Ariane François-Demeester, Le Métis, Éd. Memory Press, Erezée, 2007 (14,00 €)
Jacques Lefèbvre, De vous à moi…, Éd. Luce Wilquin, 2007, 184 p.
France Bastia, Avau le vent…, le journal d’une femme de lettres, Le Grand Miroir, 2007
Marc Quaghebeur, Clairs obscurs, ou les signes de la vie même
Georges Legros, Michèle Montballin et Isabelle Streel, Grands courants de la littérature française, Averbode, 2007
Le roman pour adolescents aujourd’hui : écriture, thématiques et réception, par Daniel Delbrassine, co-édit. SCÉRÉN-CRDP de l’Académie de Créteil et La joie par les livres (Centre national du livre pour enfants), coll. « Argos Références », 2006, 444 p.
Domaine grammaire, linguistique, orthographe
Le Bon usage, Maurice Grevisse et André Goosse, 14e édition, De Boeck-Duculot, 2007
La lettre du RENOUVO, septembre 2007, 8 pages
Henry Landroit, Pédagogie au jour le jour, recueil d’articles parus entre 1963 et 2007, 2 tomes, Éditions Hachelle, 2007
Marie-Pierre Bortolussi, Christine Grouffal et Isabelle Lasfargue-Galvez, Bescherelle secondaire, Grammaire, Orthographe, Conjugaison, Vocabulaire, Didier-Hatier, 2007
Voici, en outre, quelques recensions et notes de lecture d’ouvrages intéressants pour le professeur de français
Recension par Jacques Lefèbvre du roman de Issa Aït Belize, Racines et épines, tome 1, Le fils du péché, Editions Luce Wilquin, 2005, et tome 2, Noces sarrazines, même éd., 2006
Ce roman de formation, premier tome d’une trilogie annoncée, retrace l’enfance et l’adolescence d’un petit Tangerois. À l’ « âge de raison » il découvre, étonné, qu’il n’a pas de nom, mais s’appelle fils du péché. De ce fait, il est rejeté par son grand-père et n’entre à l’école coranique que par la petite porte. C’est un vieux prêtre espagnol resté à Tanger, qui lui explique l’origine de son appellation : Amarouche est l’enfant naturel d’une femme violée toute jeune par trois hommes. Il ne doit la vie qu’au courage de sa mère. Sa seconde chance sera la protection d’un sergent retraité de l’armée espagnole qui lui donne son nom, l’inscrit à l’école moderne et lui fait porter des messages à des résistants algériens qui vivent clandestinement à Tanger. Très vite Amarouche se montre débrouillard et utile. Il découvre des condisciples qui, eux aussi, portent une blessure intime.
La mort du sergent correspond à la fin de l’enfance. Avant d’entamer ses études secondaires, Amarouche passe trois mois aux souks, occupé à de petits emplois. Il acquiert le sens des affaires. Il trouve d’autres substituts paternels : le fripier et le marchand d’insecticides. Il forme équipe avec leurs fils. Il fait de plantureux bénéfices en revendant un stock de lunettes de luxe égaré dans une balle de fripe, puis des transistors de contrebande. Les trois garçons associent leurs talents pour se tirer de situations parfois difficiles. Amrouche est celui qui sait parler. Soliman a de l’audace. Mouhamed a le sens pratique. Les choses se compliquent quand le fripier, s’étant mêlé de vendre des cigarettes de contrebande est poursuivi par des fonctionnaires de l’Intérieur passablement corrompus. Amarouche se réfugie alors dans la mosquée de son enfance où l’imam, sage éclairé, lui révèle un Islam d’ouverture et de questionnement.
Le livre manifeste des qualités de conteur. Le récit s’organise en grandes étapes et ménage quantité de surprises. L’auteur a un remarquable don d’observation, comme en témoignent ses portraits vigoureux de personnages hauts en couleurs, tel Barghoute, l’infirme, marchand d’insecticide, bougon et méfiant, mais généreux sous sa carapace. Les descriptions d’atmosphères sont nombreuses, en particulier celles des souks. Mais Issa Aït Belize aime aussi expliquer, faire comprendre et aimer par un public européen, la vie des pauvres de Tanger, les restes de la colonisation espagnole, les rapports complexes avec l’Algérie, l’ouverture vers la modernité et le maintien de traditions commerciales, religieuses, familiales. A travers cette description presque sociologique, se devinent des valeurs universelles ; prix accordé à la vie, solidarité, respect de la parole, sens du dialogue, acceptation de la différence. Issa Aït Belize montre ce qui sous-tend la vie du petit peuple et lui permet de vaincre l’adversité.
L’auteur est aussi fin psychologue. Il analyse les sentiments d’un enfant privé de père, culpabilisé par la vie pénible que mène sa mère, révolté par son grand-père, sans cesse en quête de figures paternelles ; puis, à l’adolescence, se rebellant contre une mère qu’il trouve intrusive mais piqué par la jalousie quand elle ramène une nièce à la maison ! Les contradictions du personnage et de ceux qui l’entourent sont évoquées avec autant de lucidité que d’humour.
Mais la qualité du roman qui m’a le plus frappé est, sans conteste son écriture poétique, le sens que l’auteur a de l’image. C’est un hymne à la vie, à sa richesse, à sa diversité, à sa force, à sa créativité, c’est un grand flot de phrases qui nous emportent comme le fait une foule dans un marché arabe, parmi les épices, les étoffes, les cris, la musique et les parfums.
Ce roman peut, à mon sens, être abordé en classe dans le cadre d’une étude du récit de vie. Les adolescents s’y retrouveront, mais seront amenés à découvrir des conditions de vie autres que les leurs. Ils verront un Maghreb tout différent de celui des cartes postales. Ils repéreront des valeurs universelles, fondements d’un véritable humanisme.
Issa AÏT BELIZE, Noces sarrasines, Le Fils du péché II, Éditions Luce Wilquin, 2006
Ce roman invite à poursuivre fraternellement le chemin d’Amarouche, enfant naturel d’une femme violée et dès lors rejetée par les siens.
On pouvait tout craindre d’un tel scénario. Mais l’auteur campe un personnage d’adolescent résilient, joyeux, débrouillard en diable sans verser dans le cynisme, sentimental quand il le faut et croquant la vie à belles dents. Avec deux amis, il se taille une petite fortune et une solide expérience dans le milieu des souks, tout en fréquentant le collège, associant ainsi commerce parallèle et scolarité plus ou moins régulière.
Dans ce 2e volet de la trilogie, le thème central est la découverte de l’amour : premiers émois, souvent douloureux, d’un adolescent au parcours difficile, puisqu’il est l’enfant unique d’une mère qui vit seule et qu’il s’éprend d’abord de filles qui ne lui conviennent pas. Puis grande passion pour une jeune veuve qui a un bébé. Là encore, Amarouche a la volonté et l’énergie nécessaires pour se donner et donner à autrui la possibilité d’échapper à ce qui apparaît comme le destin.
Puisqu’il s’agit de mariage et de fiançailles au Maroc, nous sommes plongés dans l’épaisseur d’une tradition riche en usages, lois et coutumes, où l’art de la parole et l’offrande ont une part importante. Nous découvrons comment un fils naturel se recrée une famille et des racines pour s’insérer dans une nouvelle communauté. C’est ce que lui permet un de ses oncles qui a combattu pour l’indépendance en tant qu’officier de liaison et qui lui remet de manière symbolique son vieux fusil de guerre. On regrettera quelque peu que les admirables propos de ce sage soient repris en longs soliloques assez artificiels. Certes, Aït Belize compense cela par une poésie omniprésente dans la description et le choix judicieux de détails symboliques ou métonymiques.
Si parfois le livre manque un peu de légèreté dans ses digressions explicatives, celles-ci ne manquent jamais d’intérêt, d’autant plus que l’auteur, vivant en Belgique, sait ce qu’il faut éclairer.
Ce roman donne donc accès à la vie et au pays d’un jeune Rifain qui croit qu’un départ difficile n’est pas insurmontable mais permet de se tremper l’âme. Voilà qui pourrait faire réfléchir certains de nos ados !
(Jacques Lefèbvre)
Le gai savoir d’aujourd’hui : Marcel Jullian (dir.), Français, Paris, Éd. de la Cité/Bordas, 1998, 2004, 544 p.
Connaissez-vous la collection de « La petite encyclopédie » publiée à Paris par les Éditions de la Cité ? Elle accueille des ouvrages de référence dans plusieurs matières (anglais, espagnol, français géographie, histoire, maths et philosophie), concoctés par des professeurs de terrain très expérimentés, eux-mêmes cornaqués par de grosses pointures comme Jorge Semprun pour sa langue maternelle ou Pierre Miquel pour la mémoire du temps.
Le manuel de français destiné aux élèves du secondaire inférieur a été conçu par Marcel Jullian (vous savez bien : le patron des Éditions Perrin de la grande époque, l’éditeur des Mémoires de Charles de Gaulle, le fondateur et PDG d’Antenne 2 où il imposa Les Dossiers de l’Écran, Le Grand Échiquier et Apostrophes, le scénariste des feuilletons Lagardère et Charlemagne, ainsi que de films inoubliables comme La Grande Vadrouille, Le Corniaud, Le Mur de l’Atlantique, Le Cerveau, Cent Mille Dollars au Soleil, La Folie des Grandeurs…) et c’est un pur bonheur ! L’exposé grammatical, qui recourt à une riche et belle iconographie (affiches de cinéma, couvertures de livres, dessins, tracts publicitaires…), est passionnant en diable tandis que l’exposé de l’histoire et des techniques de la littérature, ingénieux et très perspicace, parvient à soulever l’intérêt de tous, même pour l’œuvre théâtrale de Jules Lemaître !
(Bernard Delcord)
Albert Thibaudet, Réflexions sur la littérature,
ou les critiques d’un prince
La prestigieuse collection « Quarto » de Gallimard accueille cette année sous le titre de Réflexions sur la littérature l’ensemble des articles qu’Albert Thibaudet (1874-1936) a donnés chaque mois à la NRF de 1912 à sa mort. Cela donne un fort beau volume de 1764 pages au format de poche dans lesquelles le plus important critique littéraire français de l’entre-deux-guerres aborde en toute liberté, dans une langue parfaite soutenue par un style plein de panache et – ô merveille si on le compare à celui de tant de ses successeurs actuels – exempt de charabia, « les sujets les plus divers, grands et petits, bas et hauts, graves et cocasses, à travers les dernières parutions du moment ou à propos des classiques, sans oublier les films de Chaplin », ainsi que le mentionne l’éditeur. Élève de Bergson, admirateur de Barrès, de Maurras et de Mistral, condisciple de Jarry et interlocuteur de Proust, notre homme fut aussi un proche de Gide et de Paul Valéry, l’égal d’Alain, le rival de Julien Benda et le complice de Jean Paulhan. Son éclectisme bienveillant et l’ingéniosité de ses comparaisons donnèrent une audience européenne à ses critiques, et ses exégètes de 2007, notre compatriote Antoine Compagnon (qui enseigne à la Sorbonne et à l’université Columbia de New York) en tête, n’hésitent pas à voir dans ces réflexions l’équivalent, pour le XXe siècle, des Essais de Montaigne. On ne saurait mieux dire !
(Bernard Delcord)
Jean-Baptiste Baronian, ou le polygraphe magistral : Baudelaire et Panorama de la littérature fantastique de langue française
Notre compatriote Jean-Baptiste Baronian, membre de l’Académie royale de Langue et de Littérature Etcetera à Bruxelles est à coup sûr un grand auteur prolixe ! Il vient en effet de donner presque coup sur coup à Paris un remarquable Baudelaire chez Gallimard dans la collection « Folio Biographies » et un passionnant Panorama de la littérature fantastique de langue française aux Éditions de la Table Ronde, dans la collection « La Petite Vermillon ».
À la lecture du premier ouvrage, remarquablement documenté, on apprend tout, presque minute par minute, de la vie « à la fois fastueuse et misérable, dissolue et magnifique, pitoyable et éblouissante » de l’auteur des Fleurs du Mal, ce « paria de génie » qui dénigrait le progrès et méprisait le peuple… Le second, véritable somme à la manière de Thomas d’Aquin, détaille par le menu la production, « des origines à demain », d’un genre souvent décrié et pourtant majeur où excellèrent des auteurs aussi divers qu’imaginatifs, de Raymond Abellio à Émile Zola en passant par Charles Nodier, Isidore Ducasse (dit Lautréamont), Marcel Thiry, Robert Poulet, Jean-Pierre Andrevon, Daniel Walther et… Charles Baudelaire, dans des œuvres où le diable et les esprits côtoient les hallucinations, les rêves et les cauchemars. Le Robert des Noms hors du commun, en quelque sorte !
(Bernard Delcord)
Le Dictionnaire Hachette 2008, ou le tout-en-un de la langue française
L’édition 2008 du Dictionnaire Hachette (Paris, Hachette, 2007) a fait très fort : 125 000 définitions, 25 000 noms propres, 3 000 illustrations dont de nombreuses planches et 285 cartes géographiques, un guide pratique de la langue française – en ce compris un exposé grammatical plutôt complet, les règles de la nouvelle orthographe, des tableaux de conjugaison, une liste explicative des maximes et proverbes – et un mémento encyclopédique – consacré à la géographie, aux mathématiques et aux sciences ainsi qu’à la chronologie de l’histoire de la France et du monde, aux institutions hexagonales et européennes, aux lauréats du Prix Nobel et de la Médaille Fields, aux membres de l’Académie française… –, le tout en 1815 pages très claires proposées à très petit prix.
« Finalement, le grand charme de ce dictionnaire, c’est qu’on y trouve tout… et même ce qu’on n’y cherchait pas », en a dit la célèbre linguiste Henriette Walter. En effet…
(Bernard Delcord)
L’anti-panne d’inspiration : Dictionnaire Bordas des synonymes, analogies et antonymes
Le linguiste Roger Boussinot propose à tous ceux qui éprouvent des difficultés à rédiger dans la langue de Voltaire un remarquable Dictionnaire Bordas des synonymes, analogies et antonymes qui leur permettra de trouver le mot juste et d’éviter, comme par enchantement, les lourdeurs de la répétition ou de la périphrase longue et ennuyeuse. De plus, cet ouvrage se complète d’un dictionnaire thématique qui reclasse l’ensemble des mots par associations d’idées. Son utilisateur pourra donc trouver aisément tous ceux relatifs, par exemple, aux plantes, aux animaux, à l’informatique, aux sciences, à l’administration, aux sports, à l’argent ou à la littérature… Le rêve, pour les rédacteurs de dissertations, travaux de fin d’études, mémoires, rapports et autres dossiers plus ou moins techniques…
(Bernard Delcord)
Le gai savoir d’aujourd’hui : Marcel Jullian (dir.), Français, Paris, Éd. de la Cité/Bordas, 1998, 2004, 544 p.
Connaissez-vous la collection de « La petite encyclopédie » publiée à Paris par les Éditions de la Cité ? Elle accueille des ouvrages de référence dans plusieurs matières (anglais, espagnol, français géographie, histoire, maths et philosophie), concoctés par des professeurs de terrain très expérimentés, eux-mêmes cornaqués par de grosses pointures comme Jorge Semprun pour sa langue maternelle ou Pierre Miquel pour la mémoire du temps.
Le manuel de français destiné aux élèves du secondaire inférieur a été conçu par Marcel Jullian (vous savez bien : le patron des Éditions Perrin de la grande époque, l’éditeur des Mémoires de Charles de Gaulle, le fondateur et PDG d’Antenne 2 où il imposa Les Dossiers de l’Écran, Le Grand Échiquier et Apostrophes, le scénariste des feuilletons Lagardère et Charlemagne, ainsi que de films inoubliables comme La Grande Vadrouille, Le Corniaud, Le Mur de l’Atlantique, Le Cerveau, Cent Mille Dollars au Soleil, La Folie des Grandeurs…) et c’est un pur bonheur ! L’exposé grammatical, qui recourt à une riche et belle iconographie (affiches de cinéma, couvertures de livres, dessins, tracts publicitaires…), est passionnant en diable tandis que l’exposé de l’histoire et des techniques de la littérature, ingénieux et très perspicace, parvient à soulever l’intérêt de tous, même pour l’œuvre théâtrale de Jules Lemaître !
(Bernard Delcord)
Et pour terminer, une ouverture sur l’Est :
Rencontre belgo-russe : pour une découverte culturelle de la Belgique, terre de francité
Les échanges entre professeurs de français de contrées différentes, voire éloignées, constituent toujours un enrichissement réciproque. Des collègues russes de l’AEFR (Association des enseignants de français de Russie) ont incité l’Association belge des professeurs de français (ABPF) à organiser un forum en Belgique pour une trentaine de professeurs, du 5 au 11 juillet 2007. Nous avons choisi les villes de Bastogne, Marche et Bruxelles pour des rencontres détendues, conviviales et culturelles, avec des collègues venus, certains, de très loin, et ainsi leur donner un aperçu de la Belgique francophone profonde.
L’article qui suit a été rédigé « à trois mains et trois voix » par Francis Jusseret, professeur à la Haute École Blaise Pascal de Bastogne et membre de l’ABPF (pour les journées à Bastogne), Jacques Lefèbvre, président de l’ABPF (pour le passage à Binche) et Christiane Buisseret, vice-présidente de l’ABPF (pour les deux jours à Bruxelles).
Lire la narration de ce séjour, aux pages 90 à 93 de la revue papier.
BONNE LECTURE !
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