2. Un congrès passionné

2.1 UN THÈME BRULANT

À l’image de la langue française qu’il mettra à l’honneur et à l’image de la ville qui l’accueillera, le Congrès développera une thématique « ardente ». Les conférences et les communications porteront en effet sur la question brulante de la place présente et à venir du français dans le concert du monde.

Une place qui est toujours de premier ordre : comme quelques-unes de ses sœurs, le français reste une langue vivace, attractive et performante en dépit de la concurrence linguistique, de l’uniformisation culturelle et de la globalisation économique. Mais ce que cette langue a sans doute en propre, c’est de toujours susciter la même créativité, la même passion, le même engagement chez ses enseignants, chez ses étudiants et chez ses défenseurs. L’esprit du Congrès de Liège repose précisément sur le principe d’une langue française et d’un espace francophone ardents, c’est-à-dire conçus et vécus comme vecteurs d’enthousiasme, d’innovation, de diversité, de pluralité et de dialogue pour que le monde tourne mieux et que son concert ne devienne ni monotone ni cacophonique.

2.2 UNE PROGRAMMATION PLURIELLE

Le Congrès déclinera cette thématique du « Français langue ardente » selon une série de symposiums qui seront proposés aux participants dès leur inscription et qui ne viseront pas seulement leur expérience d’enseignants de français, mais aussi les relations personnelles que chacun d’entre eux entretient avec la langue française.

  • 1. Le français, langue jeune et des jeunes
    Langue branchée ; littérature de jeunesse ; enseignement précoce du français…
  • 2. Le français, langue de tradition
    Le retour de la grammaire ? ; la terminologie grammaticale ; les normes comme ressources et limites ; l’histoire de la langue au gout du jour…
  • 3. Le français, langue qui bouge
    Le point sur l’orthographe d’aujourd’hui et de demain ; la féminisation des termes et des textes, les terminologies techniques…
  • 4. Le français, langue des médias
    TICE en français ; enseignement à distance ; textos, chat, clavardage…
  • 5. Le français, langue des sciences et des techniques
    Le français scientifique et son enseignement ; le Français sur Objectifs Universitaires ; l’enseignement linguistique intégré ; le français des instructions techniques…
  • 6. Le français, langue de mobilité
    Enseignement du français, et mobilité des enseignants et des étudiants ; français et mondialisation ; séjours et échanges linguistiques en francophonie…
  • 7. Le français, langue de contact
    Enseignement du français en situations de plurilinguisme ; la francophonie plurielle ; français-anglais, de la concurrence à la complémentarité ; les variétés du français ; les écrivains au carrefour des langues…
  • 8. Le français, langue de plaisir
    Motivation des apprenants et des enseignants ; le français et les arts ; le français et l’art de vivre ; l’amour du français, le français de l’amour ; le plaisir d’écrire, de lire en français…
  • 9. Le français, langue de la citoyenneté
    Le français, vecteur de l’interculturalité ; le français et les Droits de l’Homme et de la Femme ; la lisibilité des textes juridiques, administratifs et commerciaux…
  • 10. Le français, langue de la convivialité
    Interactions en classe, avec le monde ; les réseaux d’enseignants ; le français et l’intégration des migrants…
  • 11. Le français, langue de solidarité
    Enseignement du français et coopération ; enseignement en contextes difficiles : classes surpeuplées, hétérogènes, sans équipement ; français et faible scolarisation, alphabétisation…
  • 12.Le français, tout un programme
    Curriculum ; méthodes performantes ; pédagogie par projet ; nouvelles pratiques de classe ; la certification des compétences…
  • 13. Le français, une vocation
    Recrutement et formation – continuée – des enseignants ; aléas du métier de professeur de français…

À ce dernier symposium seront associés pendant le congrès deux volets de formation continuée : (a) orientation « jeunes chercheurs » et (b) orientation « pédagogie de la classe ».

En fonction du nombre des participants et de leurs préférences, on estime que chaque symposium comptera entre 50 et 75 communications sur la durée du Congrès, soit environ 15-20 communications menées en ateliers parallèles, des moments de dialogue et de synthèse étant évidemment ménagés.

Des espaces seront aussi prévus pour l’exposition de posters à l’intention des participants qui préfèrent communiquer leurs expériences et leurs projets de cette manière.

Bien entendu, le Congrès comportera — en introduction et en conclusion — des conférences en séances plénières tenues par les responsables de la FIPF et de l’organisation du Congrès, ainsi que par de hautes personnalités de la francophonie : écrivains, scientifiques et politiques.

Des conférences semi-plénières, communes à plusieurs symposiums rythmeront aussi le Congrès. Elles sont destinées à explorer les lignes transversales entre les symposiums, telles que les identifiera le Conseil scientifique, à envisager des approches interdisciplinaires, à lancer de nouvelles pistes de réflexions, à proposer des résumés des différents avis et questions. Elles seront confiées à des spécialistes réputés qui seront chargés de cadrer le propos.

Concernant la préparation de ces symposiums, le Conseil scientifique élargi du Congrès sera secondé par autant de Commissions scientifiques thématiques qu’il y aura de symposiums.

2.3 UN CONGRÈS EFFICACE

Dans un souci d’efficience et pour pérenniser les résultats acquis lors des journées liégeoises, les travaux de certains symposiums déboucheront sur des résolutions et/ou des recommandations. Celles-ci seront susceptibles d’être soumises à la communauté des participants lors de la clôture du Congrès.

Les projets de résolution et de recommandation seront élaborés par les Comités scientifiques thématiques, qui les actualiseront au cours de la réunion pour tenir compte des échanges entre congressistes.

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