Dyslexie n’est pas maladie

Un témoignage encore :
La Dyslexie n’est pas une maladie

Le cerveau est formé par deux corps calleux reliés par une cellule de connexion régie par une organisation régulière. Chez le dyslexique, le désordre y règne, et les causes n’en sont toujours pas connues.

Beaucoup pensent qu’il ne s’agit que d’une vague inversion de lettres, mais ce n’est pas anodin : si on inverse toutes les lettres, on ne peut plus lire.

« Le soleil bie décha de ses pu égurion. » Voilà ce que liraient des élèves dyslexiques là où vous auriez sans doute lu « le soleil brille déjà de ses plus gais rayons » (extrait d’un article de La Libre Belgique du 21 mai 2011).

Le principal inconvénient est la difficulté d’acquisition du code alphanumérique qui sert à l’écriture ; en contrepartie, les dyslexiques ont souvent beaucoup d’imagination.

Ces élèves sont nombreux : un ou deux dans chaque classe. Dans la population, on estime la proportion de dyslexiques à 10 %.

Lors de la projection d’un film sur la dyslexie, réalisé par la Fondation Dyslexie, il m’a été donné de voir l’énorme souffrance de ces enfants, cette bataille au quotidien, l’énergie qu’un enfant dyslexique doit déployer pour s’adapter… avec des frustrations atroces, car ces enfants travaillent deux fois plus que les autres..

Les difficultés que ces enfants éprouvent entrainent l’exclusion sociale et une perte de confiance en soi.

Comme l’explique le président de la Fondation Dyslexie, Benoît de Villemeur, la première chose à faire est de VALORISER L’ESTIME DE SOI !

Comment peut-on aider un dyslexique ?

  • Évitez de le faire lire à voix haute devant les autres ;
  • Surtout, ne le grondez pas et évitez de le culpabiliser.

La graphothérapie est une aide précieuse (les soins ne sont malheureusement pas remboursés), ou la logopédie (les soins ne sont remboursés que pendant deux ans), alors que les besoins continuent largement au-delà.

Faut-il parfois penser à l’enseignement spécialisé ?

Il existe des écoles de type 8 pour les élèves en difficulté d’apprentissage (ce qu’on appelle les troubles instrumentaux). Mais la dyslexie n’a rien à voir avec l’intelligence de l’enfant !

Rose Parent
Graphothérapeute