Les 7 règles principales

1. Les noms composés de [verbe ou préposition + trait d’union + nom] s’écrivent comme les noms simples : seul le second élément prend la marque du pluriel… au pluriel !
un sèche-cheveu, des sèche-cheveux ; un après-midi, des après-midis.
Exception : la présence d’un déterminant qui impose le singulier…
des trompe-l’oeil

2. Dans les numéraux composés, tous les éléments qui ne sont pas des noms sont reliés par des traits d’union.
vingt-et-un, quatre-mille-deux-cent-trente-deux, quarante-et-unième.

3. Conformément à la prononciation, on écrit avec des accents graves les [è] en fin de syllabes, suivis d’un autre [e] qui est muet. C’est le cas des verbes en [-é + consonne + er] et des verbes en [-eler et -eter] dans leur conjugaison.
je cèderai, ils interprèteront, tu étiquèterais, un ruissèlement.
Ne sont pas concernés : appeler, jeter et leurs composés.

4. On ne met plus de circonflexes sur i et u.
bucher, connaitre, aout, maitre.
Sauf pour éviter des confusions (mur n’est pas mûr !); sauf aussi dans la conjugaison du passé simple et du subjonctif.

5. On place le tréma sur la lettre qu’il invite à prononcer séparément.
aigüe, ambigüité, argüer, argüant, gageüre.

6. Les mots empruntés à d’autres langues font leur pluriel et prennent leurs accents comme en français.
des barmans, des révolvers, des matchs, des maximums, un pédigrée.

7. Le participe [laissé] suivi d’un infinitif ne varie plus.
Elle s’est laissé tomber; ses filles, il les a laissé faire…