Rencontre « Culture et littérature… » au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris

Centre-Wallonie-BruxellesLe Délégué de Wallonie-Bruxelles à Paris a proposé d’organiser une journée dans ses locaux lors de la semaine de la langue française. Ce sera le 20 mars 2013, Journée de la Francophonie. Titre un peu long pour un sujet complexe : « Cultures et littératures questionnées par l’interculturel en situations de français langue maternelle et de scolarisation ».Le programme de cette journée organisée sous le double patronage de la CFLM (dont l’Abpf fait partie, représentée par Luc Collès) et du FMEF (sections belge et française) réunit Jean-Louis CHISS, Jean-Louis DUFAYS, Luc COLLES et Emmanuel FRAISSE.

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Luc Collès, professeur de didactique du FLE/S à l’UCL, y parlera de

Didactique de la littérature et diversité culturelle

Nous envisagerons l’évolution de la place de la littérature en FLM et en FLE depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui. Après une ère du soupçon, on a connu en FLE un assez spectaculaire retour du littéraire. Comme en FLM , les cours de littérature oscillent désormais entre un enseignement centré sur la problématisation du fait littéraire et la mise en œuvre d’une « lecture littéraire » axée sur une alternance de démarches de participation psychoaffective et de distanciation interprétative.

Toutefois, le texte littéraire est plus que du langage. Il peut être assimilé à un regard qui nous éclaire sur un modèle culturel. La comparaison de textes en rapport avec les mêmes thèmes permet à la classe de cerner petit à petit les valeurs autour desquelles ce modèle s’ordonne. C’est la perspective anthropologique et interculturelle qui est développée dans des cours de FLE, mais qui pourrait aussi être adoptée dans des classes de FLM (de préférence dans des classes mixtes, mais aussi dans des classes plus homogènes).

Nous l’avons appliquée dans des classes de jeunes issus de l’immigration (français langue seconde) en croisant des textes de la littérature franco-belge avec des textes de la littérature maghrébine et surtout migrante, mais nous montrerons que cette démarche peut s’ouvrir à toute littérature comme à tout type de public.