LA FÊTE DE LA FRANCOPHONIE COMMENCE EN JANVIER

par Jeanne Aroutiounova, Présidente de l’AEFR

img06-300x118Le temps passe très vite, l’Année 2013 s’installe et l’Association des Enseignants de français de Russie (AEFR) « pend la crémaillère », en investissant un lieu tout nouveau.

Cette fois, le XXIIe Séminaire annuel national de l’Association des Enseignants de Français en Russie s’est tenu à Dobroé, à une trentaine de kilomètres de Moscou, du 27 janvier au 02 février 2013.

157 professeurs-stagiaires de français langue étrangère, venus de toute la Russie, se sont réunis pour échanger et débattre sur La France et la francophonie aujourd’hui. Quelles stratégies pour l’enseignement/apprentissage dans une perspective plurilingue et pluriculturelle?

img07-300x199Ils sont venus, bravant les distances et la neige, les difficultés de toutes sortes et les prix, pour perfectionner leur maitrise de la langue française qu’ils enseignent, pour découvrir les mille et une facettes de la culture française /francophone, pour enrichir leurs pratiques professionnelles, pour réfléchir tous ensemble sur le français sur objectifs universitaires, sur les simulations globales et les ressources authentiques, les différences culturelles françaises et russes, pour savoir poser une bonne question et savourer la gastronomie savoyarde, pour apprendre à lire la bande dessinée.

Le programme élaboré par le Comité d’organisation a fait alterner 19 conférences et 45 ateliers sur des sujets très divers permettant de répondre aux attentes de chacun. Bien évidemment les questions pédagogiques portant notamment sur l’évolution des méthodes et des contenus des supports d’enseignement ont été très largement traitées, principalement sur la base d’échanges de pratiques ouvrant ainsi de nombreuses et riches discussions : ce qui est l’objet premier du Séminaire. Comme toujours, on remarquait les fidèles, mais à côté des visages que je connais depuis belle lurette, et qui me sont devenus chers et familiers, j’ai vu beaucoup de visages nouveaux, et je m’en réjouis. Cela signifie que les jeunes professeurs et, surtout, ceux qui se préparent à la carrière de professeur, c’est-à-dire les étudiants, veulent approfondir leurs connaissances, veulent devenir de bons professeurs pour exercer ce beau métier qui est le nôtre – enseignant/professeur ! On est toujours contents d’avoir des étudiants car les jeunes sont souvent plus actifs, plus curieux, très véhéments, ils posent des questions pertinentes, se montrent très intéressés.

Ils ont un désir d’ouverture au monde assez fort, et apportent une force et une fraicheur qui sont si importantes pour garantir la pérennité de la langue française dans notre pays. La présence de jeunes professeurs ainsi que d’étudiants prouve que l’avenir du français au sein du système éducatif de la Russie est assuré et qu’ils feront tout pour que les élèves et les étudiants aient toujours le désir d’apprendre, conjugué au plaisir de parler la langue de Prévert et de Carême, de Simenon et de Druon, d’Antonine Maillet et de Tahar Ben Jelloun.

Les questions culturelles, interculturelles et d’actualité ont donné lieu également à des échanges et des débats d’autant plus ouverts que c’est en fait la culture française/francophone qui s’est exprimée par la voix d’intervenants venus travailler bénévolement et sans ménager leurs forces, de France, de Belgique, de Suisse, des États-Unis et du Québec, pour semer à tout vent et répandre les idées de la Francophonie sur le sol russe.

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