L’ABPF à Prague

L’ABPF estime importante sa présence et sa participation au 2ème Congrès européen de la FIPF(Fédération internationale des professeurs de français) dont elle est membre.

Ce congrès s’est tenu à Prague, du 8 au 10 septembre 2011.

La présidente, Christiane Buisseret, y a emmené une importante délégation : Suzanne Fuks,  secrétaire et  les trésoriers, Marie-Paule Piérart et Daniel Noul, y ont trouvé l’occasion de multiplier des contacts toujours enrichissants.

Plusieurs autres membres de l’ABPF ont fait des communications lors de ce congrès :

  • Luc Collès : « Orient–Occident : le choc culturel dans « Stupeur et tremblements » d’Amélie Nothomb ». (1) ;
  • Jean-Marc Defays (mandaté par l’Université de Liège), conférence d’ouverture : « Les responsabilités du professeur de langue face à la globalisation » ;
  • Geneviève Géron : « L’image de la Francophonie dans les manuels de FLE : une source de motivation pour l’apprentissage du français » ;
  • Jacques Lefèbvre, pour la CFLM, modération de la table ronde « L’orthographe et son enseignement » et communication sur « Le mythe d’Oedipe, clé de compréhension pour la littérature maghrébine ».
  • Robert Massart : conférence-atelier dans le domaine de la lexicologie, « Décoder les « identitèmes ». (2)
  • Signalons aussi la participation de Jean-Marie Klinkenberg : « Y a-t-il une politique linguistique francophone ? Le cas de la Francophonie septentrionale ».

Voyez les détails et le programme sur le site officiel de la FIPF : http://prague2011.fipf.org

(1) Cette communication s’appuie sur les apports inestimables d’un ouvrage de Hesna Cailliau, L’esprit des religions. Connaitre les religions pour mieux comprendre les hommes., Toulouse, Milan, 2006. Il applique les notions fondamentales de cet ouvrage à un roman d’Amélie Nothomb, Stupeurs et tremblements, Paris, Albin Michel, 1999. Nous nous baserons aussi sur les études de Margalit Cohen-Emerique, de E.T. Hall et de Hofstede.
« A travers une description de la perception du temps et de l’espace « par les différents protagonistes, nous analyserons les différents chocs « culturels qu’A. Nothomb a dû affronter dans une entreprise japonaise « et la manière dont elle a tenté de les contourner. Nous en tirerons « des leçons en matière de formation à l’interculturel. » Luc Collès.

(2) Pourquoi le pain est-il simplement coupé en Belgique, mais tranché en France ? Pourquoi l’assiette des Français est-elle creuse et celle des Belges, profonde ? Ce sont des questions que l’on se pose rarement, or les francophones qui voyagent dans d’autres pays de langue française ne manquent pas de buter régulièrement sur ces petites
« Au-delà de ces variantes lexicales, c’est une aubaine pour les professeurs de français (de FLM comme de FLES) de disposer de cette mine d’or des particularismes langagiers. Personnellement, je m’efforce depuis longtemps d’exploiter ce matériau pour le transformer en activités originales sur la langue et pour déboucher sur une véritable « grammaire culturelle de la langue et du texte » : à ce stade, en effet, les particularismes langagiers deviennent des « identitèmes » qui peuvent apporter une infinité d’informations sur l’identité et la vie des différentes sociétés francophones. » Robert Massart.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *